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analyses
Le Sud : Solidarité politique et question raciale
Ginette Chenard, 11 octobre 2012
2 g Ginette Chenard dresse un portrait du Sud des États-Unis. Elle y a séjourné de 2006 à 2011 à titre de Déléguée du Québec en charge de ce territoire pour le compte du Ministère des Relations internationales du Québec. Détentrice d’un doctorat en science politique/relations internationales de l’Université de Montréal, elle est maintenant chercheure senior à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand en Études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal. Elle publie une série de textes sur le sujet sur différents supports que l’on pourra retrouver ici :

1. Le Sud, c’est le Sud
2. Solidarité politique accolée à la question raciale
3. Stratégie sudiste, conservatisme et polarisation
4. Mutation démographique et diversité socio-politique
5. Modèle entrepreneurial et croissance économique
6. Les forces économiques et les atouts
7. Le choc des paradoxes

Quand le ciel était bleu et l’enfer rouge

Aux États-Unis, la solidarité des États du Sud à l’égard d’un seul parti politique constitue un trait distinctif, un fait singulier et sans précédent, qui a rendu possible la domination, à tour de rôle, du Parti Démocrate et du Parti Républicain.  Dans les deux cas, la question raciale prévaut et provoque les réalignements politiques.  Les choses n’ont pas changé aujourd’hui. 

Après la Guerre civile, et surtout au terme de période de la Reconstruction marquant également la fin de l’occupation par les forces armées du Nord, le Sud a effectué un premier changement d’allégeance politique qui allait s’avérer radical et durable.  Tant et si bien que pendant près de 100 ans, de 1877 jusqu’à 1968, le Parti Démocrate s’est imposé comme parti unique pour forger dans le Sud un bloc politique solide (Solid South).  Le Sud s’est alors totalement dissocié du Parti Républicain d’Abraham Lincoln, ce président qui avait mis fin à ses velléités de sécession et imposé un nouvel ordre que le Sud veillera vitement à contourner, voire à renverser.  En est résulté, le début du long règne d’une large Coalition Dixie émergeant dans les États du Sud et associant aussi plusieurs États voisins ou parties de leur territoire.  Fondée essentiellement sur la résistance politique et sociale à l’égard des réformes imposées par le gouvernement central, la Coalition Dixie a également participé à la consolidation de la cassure entre le Sud et le reste du pays, et ce avec des conséquences qui marquent encore la région.

Sous l’influence de la classe politique du Sud favorable au maintien de la suprématie blanche, des décisions de la Cour suprême -- devenue avec le temps sensible aux arguments sudistes -- ont éventuellement mis à mal, les 13, 14 et 15ièmes amendements à la Constitution des États-Unis.  En bref, ces amendements adoptés à l’issue de la Guerre civile interdisaient la pratique de l’esclavage et la dépossession par les États des droits des citoyens, y compris ceux des anciens esclaves.  Disposant de pouvoirs accrus, grâce à une marge de manœuvre concédée par les institutions centrales quant à l’interprétation du « Droit des États » (States’ Rights) de légiférer, les États du Sud ont progressivement instauré le « Système des lois Jim Crow ».  L’application du principe de base du « Droit des États » de légiférer, comme bon leur semble, supposait, en contrepartie, que le pouvoir d’intervention du gouvernement central était d’autant limité, voire réduit. 

Le « Droit des États », un privilège constitutionnel enfermé dans le 10ième amendement, est sacro-saint dans le Sud.  Il était alors, et y est toujours, considéré comme une prérogative inaliénable et immuable des États.  Qu’il suffise d’écouter attentivement les discours des politiciens du Sud pour réentendre constamment cette revendication.  Aujourd’hui, elle s’inscrit surtout à travers leur opposition féroce quant à la taille du gouvernement fédéral et surtout son pouvoir d’intervention dans un grand nombre de domaines, ce qui, selon les élites politiques du Sud, s’inscrit carrément à l’encontre des intérêts des États. 

C’est dans ce contexte qu’il faut camper les velléités autonomistes et sécessionnistes manifestées à répétition par des porte-étendards du Sud, nommément le gouverneur Rick Perry du Texas.  Les dernières l’ont été à l’encontre de la Loi régissant le système de santé du président Barack Obama et précisant les nouvelles obligations des États à ce chapitre.  Selon Perry, et d’autres gouverneurs du Sud, c’est le principe sacré de la liberté des États de dépenser, ou pas, notamment pour permettre l’accès au programme Medicaid à toute la population pauvre, qui est attaqué par la mise en place de mesures fédérales qu’il qualifie de façon présomptueuse de « socialistes », parce qu’imposées par un gouvernement du même type, favorable à la redistribution de la richesse, ce qu’il combat avec toute l’énergie du désespoir, soutenu en cela par les mots d’ordre du Tea Party

Après 1877, l’implantation progressive des castes grâce aux infâmes « Lois Crow », et ce avec des variantes propres à chaque État, a permis l’instauration dans le Sud de régimes d’exclusion sociale.  Il en est ainsi de celui prévoyant un traitement soi-disant égal, mais séparément des autres, (separate but equal), à l’égard des personnes de race noire.  Ainsi, jusqu’aux années 1960, ont régné dans ce Sud d’allégeance solidement démocrate, la pratique systématique de la ségrégation dans les lieux publics et la discrimination raciale.  Parallèlement, une cohésion sociale fondée sur des attitudes favorables à la division entre les races s’est consolidée.  De cette époque qui a perduré pendant plusieurs décennies, on retrace des attitudes qui demeurent encore bien ancrées aujourd’hui et qui contribuent au maintien des deux grandes solitudes du Sud, entre les Blancs et les Afro-américains.  Il n’est donc pas sans intérêt de mentionner que le Mississippi aura attendu jusqu’en 1995 pour ratifier le 13ième amendement à la Constitution des États-Unis abolissant et interdisant l’esclavage, alors que la majorité des États l’avaient fait peu après 1865.

La fin prévisible du « Solid South »

La solidarité politique du Sud à l’égard du Parti Démocrate aura donc duré près de 100 ans.  Elle a été possible grâce à l’habile capacité de marchandage politique des riches hommes blancs démocrates et conservateurs du Sud avec les élites politiques et économiques du Nord.  Des retours de balancier se sont notamment exercés dans le contexte des migrations importantes vers les usines du Nord, d’ouvriers du Sud croulant sous la pauvreté et l’exploitation.  Les multiples concessions politiques à l’égard du Sud de la part du reste du pays, le plus souvent sous la domination du Parti Républicain à partir de 1880, avaient aussi contribué à solidifier le Sud démocrate.

Il faudra attendre le républicain Warren Harding, pour qu’un premier président s’avise de condamner publiquement, en 1921, le lynchage systématique des Noirs par les Blancs suprématistes du Sud.  L’appui à l’égard des démarches de Harding auprès de la Chambre des représentants en faveur d’un projet de loi s’est estompé sous le poids de l’influence des élus du Sud.  À l’exception des interventions du président démocrate Harry Truman, en 1948, favorables à l’intégration de personnes de race noire au sein des forces armées, nul autre président ne se résignera à suivre l’exemple de Harding.  Pas même le formidable réformiste démocrate que fut Franklin Delano Roosevelt, par crainte de « perdre » le Sud et, par-là, mettre en péril sa réélection, à cette époque marquée par la crise des années 1930 et 40.  Ce n’est que 40 ans plus tard que le Congrès adoptera, d’abord à l’instigation de l’administration du président John Kennedy, puis à l’initiative du président Lyndon Johnson, l’Acte des droits civiques, en 1964, et la Loi sur le droit de vote, en 1965.  En somme, à partir de 1877 jusqu’à 1968, l’indéniable solidarité du Sud à l’égard du Parti Démocrate n’aura été rompue qu’à trois occasions, et ce sans directe conséquence politique, bien que chaque fois sur le fond de la question raciale.

Tentatives de rupture de l’hégémonie démocrate

En 1948 : Strom Thurmond, intégriste racial et ancien gouverneur de la Caroline du Sud, en rupture avec le Parti Démocrate pour signifier l’opposition du Sud aux réformes du président Harry Truman, fonde le Parti Dixie qui sera victorieux dans 4 États du « Deep South », avant de décamper vers le Parti Républicain et d’entraîner plusieurs démocrates à sa suite. 

En 1964 : Barry Goldwater, candidat républicain à la présidence, remporte les premières victoires décisives de ce parti, depuis la Reconstruction, dans 5 États du « Deep South », grâce à son opposition farouche à l’Acte des droits civiques.  À part ces 5 États du Sud, seul l’Arizona, par ailleurs son État d’origine, lui aura accordé ses votes à l’échelle nationale. 

En 1968 : À eux deux, Richard Nixon, candidat républicain qui remporte la victoire à l’échelle nationale, et George Wallace, cet ancien gouverneur de l’Alabama connu pour son fervent militantisme ségrégationniste qui remporte 5 États du « Deep South » avec son propre Parti indépendantiste sudiste, emportent ensemble tout le Sud, sauf le Texas resté fidèle au parti de Lyndon Johnson, d’où il est originaire, bien qu’il n’était pas alors candidat à la présidence.


Réalignement politique et ascendance républicaine

Le deuxième grand réalignement politique du Sud, cette fois en faveur du Parti Républicain, s’est produit de façon tout aussi drastique et radicale au cours des années 1960.  Il est également le fruit de la résistance politique et sociale du Sud.  Le président Johnson savait pertinemment que la mise en œuvre de mesures en vue de radier l’injustice raciale et la pauvreté, notamment son colossal projet « La Grande société », allait coûter très cher au Parti Démocrate dans le Sud.  Le temps d’une génération, pensait-il, mais à tort, car la poigne du Grand Old Party (GOP) est toujours en ascendance dans le Sud, 50 ans plus tard.

Ce sont les grandes réformes de Johnson, dénoncées alors comme une menace directe au statu quo, qui ont précipité l’emprise actuelle du GOP et la fin de l’hégémonie du Parti Démocrate dans le Sud dès 1968.  En 1972, le président Richard Nixon devient le premier président républicain, après la Reconstruction, à remporter la victoire dans tous les États du Sud.  En mettant en œuvre de la fameuse « stratégie sudiste » du parti, Nixon a ainsi ouvert la voie aux succès républicains des présidents Reagan et Bush, père et fils, jusqu’en 2008, et ce à l’exception de deux présidents démocrates qui ont enregistré des victoires dans le Sud, en bonne partie parce qu’ils en étaient originaires, à savoir Jimmy Carter et Bill Clinton.

Le vote des États du Sud de 1972 à 2008

Entre 1972 et 2008 : le Sud vote majoritairement républicain lors de neuf élections présidentielles sur dix.  Quatre présidents républicains sont victorieux dans tous les États du Sud : Richard Nixon en 1972, Ronald Reagan en 1984; (en 1980, seulement la Géorgie n’a pas voté pour Reagan mais plutôt pour Carter); George H.W. Bush en 1988; et George W. Bush à deux reprises, en 2000 et en 2004

Intermittences démocrates : d’abord en 1976 : Jimmy Carter, ex-gouverneur de la Géorgie, remporte la dernière victoire du Parti Démocrate dans la totalité des États du Sud;  en 1992 : Bill Clinton, ex-gouverneur de l’Arkansas, n’a conquis que 4 États du Sud; même résultat en 1996, et ce en dépit du fait qu’Al Gore, son choix comme vice-président, était comme lui originaire d’un État du Sud, le Tennessee;  en 2008 : Barack Obama est victorieux dans seulement 3 États du Sud.


À l’instar de Strom Thurmond, un grand nombre de démocrates blancs du Sud ont changé de parti en faveur du Parti Républicain.  Il s’agit là d’un phénomène qui s’est accéléré au cours des années 70 et 80, et qui se poursuit toujours.  Les élections de mi-mandat de 2010 ont donné à cette tendance un nouvel élan, parallèlement à l’émergence du Tea Party.  On peut dire qu’il s’agit même d’une véritable réaction « à fleur de peau », à la suite de l’élection de Barack Obama, premier président de race noire, tant son investiture comme président, en 2008, a complètement pris le Sud par surprise et y a suscité des humeurs marquées par la révulsion et le rejet qui n’ont fait que s’accentuer par la suite.  Faut-il ajouter que l’accession de Nancy Pelosi à la présidence de la Chambre des représentants, la première femme dans l’histoire du pays à occuper ce poste prestigieux à partir de 2007, a aussi grandement contribué à chambouler d’autres dogmes propres à la culture politique du Sud.

À partir des années 1970, plusieurs anciens démocrates sont ainsi devenus les premiers gouverneurs ou sénateurs d’allégeance républicaine en provenance du Sud depuis la Reconstruction.  Il en est ainsi, par exemple, du gouverneur Sonny Perdue de la Géorgie, de 2002 à 2010, qui avait changé de parti en 1998.  En revanche, son prédécesseur, Zell Miller, a plutôt choisi de demeurer membre du Parti Démocrate, à l’instar de George Wallace.  Miller a cependant été jusqu’à accorder ouvertement son appui au candidat républicain, George W. Bush, en pleine convention républicaine de 2004, au grand dam du candidat démocrate, John Kerry.  Ces exemples en disent long quant à la réalité politique s’offrant au Parti Démocrate dans le Sud, en particulier dans le cas de cette génération de politiciens issue des années 1960.  

En 1984, seulement 37% des sudistes blancs s’identifiaient encore comme démocrates.  Plusieurs parmi ces démocrates sudistes, plus à droite et beaucoup plus conservateurs que ne l’exigent les orientations du parti national, militent principalement dans les régions rurales.  Ces « yellow dogs » accrochés au passé, voteraient démocrate « même si Jésus-Christ était élu président républicain », pour reprendre l’expression du professeur Merle Black de l’Université Emory.  N’empêche que plusieurs de ces démocrates du Sud sont maintenant plutôt considérés comme des « blue dogs », car ils partagent la plupart des valeurs du conservatisme social et économique propres aux républicains.

Un « nouveau » Sud?

Aujourd’hui, le pouvoir politique dans la plupart des États du Sud est occupé par une première génération de leaders issus directement des rangs républicains.  Certains ont néanmoins en commun avec ceux de l’autre génération une pratique ancienne et une rhétorique politique aux accents ségrégationnistes, des conditions qui nuisent souvent à la poursuite d’ambitions politiques au plan national.  À titre d’exemple, en 2010, l’ex-gouverneur du Mississippi, Haley Barbour, candidat bien-aimé de l’establishment GOP, a néanmoins dû renoncer à faire campagne en vue de l’investiture présidentielle républicaine de 2012, car ses liens avec un comité ségrégationniste de sa ville natale, une fois dénoncés publiquement, ont eu raison de son imposante notoriété nationale.

Nonobstant l’angle à partir duquel on examine la politique dans le Sud d’aujourd’hui, force est de conclure que la question raciale est non seulement incontournable, mais fait-elle encore intrinsèquement partie de l’étoffe même de la culture politique.  Les réformes démocratiques entamées dans les années 1960, les marches et manifestations organisées par les militants afro-américains -- la plupart sous le leadership de Martin Luther King --, l’exercice du droit de vote par les membres de la communauté afro-américaine, de même que le retour dans le Sud de plusieurs milliers d’entre ceux dont les ancêtres avaient fui vers le Nord sous le coup des massacres orchestrés par le Klu Klux Klan, voilà autant de circonstances qui ont néanmoins contribué à augmenter les rangs au sein du Parti Démocrate. 

Une nouvelle génération de politiciens démocrates de race noire cherche à percer, quoique fort difficilement.  À la manière du président Obama, se pose pour eux, premièrement, la question de la distance à prendre à l’égard des leaders traditionnels et de l’establishment issu des luttes des droits civiques des années 1960.  Ce grand dilemme se dresse avec encore plus d’acuité dans le Sud, en dépit du fait que plusieurs s’évertuent à convaincre que leur action politique dépasse désormais la question raciale, mais en vain.  En deuxième lieu, le contexte politique dans le Sud force ces nouveaux leaders à prendre leurs distances de certaines lignes du parti national.  En somme, ils savent pertinemment que leur élection à un poste de prestige, soit à l’échelle nationale ou celle de l’État, dépend principalement de leur aptitude à épouser le moule politiquement conservateur de leur État d’appartenance. 

Plusieurs démocrates afro-américains du Sud sont ainsi amenés à voter au Congrès contre des projets de loi démocrates jugés impopulaires ou décriés comme carrément inconstitutionnels dans le Sud.  Tel fut le cas de la réforme en matière de santé du président Obama.  Voilà donc l’essentiel de ce contexte politique chargé de traditions et de paradoxes auquel se butent plusieurs jeunes leaders démocrates du Sud.

Le parcours politique d’un jeune politicien afro-américain originaire de l’Alabama est éloquent à cet égard.  Artur Davis, représentant au Congrès, aspirait, en 2010, à devenir rien de moins que le premier gouverneur de race noire du Sud, de l’Alabama, plus précisément.  Il s’agit justement de cet État où avait régné en maître George Wallace, celui-là même qui, lors de son discours d’investiture, en 1962, avait déclaré : « Segregation now!  Segregation tomorrow!  Segregation forever! ».  Plus tard, il a avoué, sans grande conviction, avoir plutôt voulu dire : « States’ Rights now!  States’ Rights tomorrow!  States’ Rights forever! »  C’est pratiquement du pareil au même dans le Sud.  Un jeune politicien démocrate du Sud peut-il ambitionner de devenir gouverneur de son État en reniant le caractère sacro-saint de la « souveraineté des États »?  Poser la question, c’est aussi y répondre.

Le dilemme est d’autant plus grand à l’endroit des jeunes afro-américains quand on sait que les élites du Sud ont fait de cette quête d’autonomie, leur alibi, leur « mot de passe » politique en quelque sorte, pour justifier leur capacité d’intervenir en vue de freiner les réformes sociales, y compris la discrimination.  Dans de telles circonstances, quelques jeunes leaders afro-américains téméraires ont imité les anciens démocrates et épousé carrément les valeurs du Parti Républicain.  C’est ce qu’a fait Artur Davis.  Et, en guise de récompense politique découlant d’un calcul politique évident, le Parti Républicain a généreusement offert à cette recrue afro-américaine, une tribune pour un discours à la nation lors de la dernière convention à Tampa. 

Ce genre de conjoncture explique pourquoi le Parti Démocrate n’entretient aucun espoir de chambarder de sitôt les allégeances politiques dans l’ensemble du Sud.

Bibliographie indicative :

Colin Woodard, American Nations. A History of the Eleven Rival Regional Cultures of North America. 2011.  Earl et Merle Black, Politics and Society in the South, 1987.  John Shelton Reed, Minding the South, 2003.  Branwell DuBose Kapeluck, Robert P. Steed, Laurence W. Moreland, Presidential Elections in the South: Putting 2008 in Political Context, 2010.  Mark Bennett McNaught, La religion civile américaine de Reagan à Obama, 2009.  The Economist, The End of the Blues”, Special Report: The American South, March 3rd, 2007.  Stephen M. Walt, “The Myth of American Exceptionalism”, dans The America Issue, November 2011.  Thomas E. Mann et Norman J. Ornstein, It’s Even Worse Than It Looks. How the American Constitutional System Collided with the New Politics of Extremism, 2012.  Alan I. Abramowitz, “Partisan polarization and the Rise of the Tea Party Movement”, texte présenté à un colloque, 2010.  Annie Lechenet, Jefferson-Madison. Un débat sur la République, 2003. 
 

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